Manifestation scientifique

La culture du vivre-ensemble en paix
La culture du vivre-ensemble en paix
Type
Journée(s) d'étude(s)
date
28/11/2021
heure
09:00
lieu
CRASC
Mots-clés :
culture éthique Patrimoine culturel diversité culturelle
Argumentaire
À l'opposé de la rhétorique extrémiste et des pratiques violentes qui s'intensifient dans notre région et certaines parties du monde, nous constatons que de nombreux textes de notre culture et de nos pratiques sociales font référence aux valeurs d'acceptation de la diversité, de coexistence pacifique et de droits humains, telles qu'exprimées par l'émir Abdelkader al-Jazairi. Il semble que les facteurs à l'origine de cette rhétorique conflictuelle et de ces pratiques violentes découlent de l'accumulation de crises dans la région et de la fragmentation de certaines structures sociales, sans oublier la situation internationale actuelle et les conséquences de la mondialisation économique, politique et culturelle dominante. Certaines études suggèrent que la marginalisation des discours promouvant l'acceptation de la diversité et la coexistence pacifique, ainsi que l'institutionnalisation d'une rhétorique violente et extrémiste dans le monde actuel, résultent de la domination d'un discours politique majoritairement de droite dans les pays du Nord. Ce discours a projeté une image sombre et conflictuelle sur la scène internationale et a été contré par certains récits religieux qui ont imprégné les textes fondateurs des religions de significations bien éloignées des valeurs de compassion et de coexistence dans les espaces de différence. Les technologies de communication modernes ont contribué à la diffusion rapide de ces discours, incitant à l'extrémisme et à la violence parmi les nouvelles générations élevées dans un contexte de crise. Il en a résulté une prolifération de grands récits concurrents, construits sur un discours fondé sur la peur, l'intimidation, voire la « phobie ». Au-delà de ces discours dominants, tant au Nord qu'au Sud, des écrits, des études et des initiatives communautaires et institutionnelles, locales et internationales, s'efforcent de proposer des perspectives alternatives et de réaffirmer les valeurs humaines de paix, de coexistence, de reconnaissance et d'acceptation de la différence. Parmi les théories les plus importantes qui gagnent aujourd'hui du terrain aux niveaux épistémologique, critique, voire social et politique, figure la théorie de la reconnaissance, dont les figures de proue, de Paul Ricoeur à Axel Honneth, ont exercé une influence considérable sur de nombreuses études et perspectives juridiques et sociales. La recherche d'une culture de paix, de coexistence et de reconnaissance dépasse le cadre des discours et des productions des institutions. Elle englobe également les pratiques courantes au sein de la population – une exploration de l'anthropologie du quotidien, examinant les valeurs et les interactions qui s'entremêlent dans les routines quotidiennes et la gestion des différences générationnelles, idéologiques, culturelles et sociales. Repenser le sens de la coexistence pacifique implique donc de questionner les structures culturelles, juridiques, politiques et sociales, sans oublier les dimensions éthiques associées à ce concept. Cette approche méthodologique nous permettra d'aborder les enjeux politiques de la mémoire et les modes de gestion de la coexistence et du pluralisme aux niveaux local, national et international, contribuant ainsi à dépasser les divisions identitaires et les discours conflictuels. Parmi les questions essentielles que nous souhaitons traiter lors de cette journée d'étude, à travers l'analyse de textes et de discours, ainsi que la présentation des résultats d'une recherche de terrain, figurent les suivantes : comment appréhender le sens de la coexistence pacifique à la lumière des études critiques, des débats philosophiques contemporains et des rapports internationaux actuels ? Existe-t-il une signification partagée pour une culture de la paix, ou est-elle profondément marquée par les particularités locales et les cultures sociétales ? Comment pouvons-nous la pratiquer et coexister pacifiquement au quotidien, et comment pouvons-nous être sensibilisés à ces principes face à la diversité de la société et à ses difficultés pratiques ? Comment pouvons-nous reconstruire nos systèmes de valeurs, culturels et juridiques afin de nous permettre d’exercer une citoyenneté imprégnée des valeurs de paix, de reconnaissance et de coexistence ?
Participants
Biographie
Chercheur permanent et directeur de recherche spécialisé en linguistique au sein des sciences humaines. Il occupe le poste de directeur d'unité de recherche sur la culture, communication, langues, littératures et arts (UCCLLA). Tout au long de sa carrière, il a dirigé et collaboré à de nombreux projets de recherche d'envergure, notamment sur les manuscrits, les contes populaires, la poésie de l'époque ottomane et la littérature orale en Algérie.
Biographie
Maître de recherche A, chercheure permanente au CRASC , spécialité traduction
Abdelkader BOUARFA
Abdelkader BOUARFA
moderateur
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Vivre ensemble en paix en période de stagnation culturelle
La crise du réchauffement climatique et l'isolement des civilisations
Le monde actuel est confronté à un phénomène dangereux : le « réchauffement climatique », qui a des répercussions tangibles sur l'environnement et le climat, et dont les conséquences catastrophiques menacent l'avenir de la planète Terre. Parallèlement, nous subissons un « isolement des civilisations », tout aussi dangereux que le réchauffement climatique.
Les conflits et les affrontements entre nations et groupes humains sont devenus plus terrifiants et meurtriers que jamais. Les camps de réfugiés et de personnes déplacées se sont multipliés, l'odeur de mort imprègne de nombreuses villes et villages, et le nombre de ceux qui fuient les horreurs de la guerre et l'enfer des conflits locaux a explosé.
Causes des tragédies mondiales contemporaines
Les principales causes de ces tragédies mondiales résident dans :
La forte opposition d'intérêts entre nations et groupes locaux.
La montée de la haine et de la discrimination au sein des sociétés.
L'absence de valeurs humaines pour guider le monde, et la tendance à la négation de l'autre par la force des armes, alimentée par une approche thématique terrifiante.
Cette dégradation entraîne l'effondrement du « village planétaire », ses principes de droits humains, ses valeurs de coexistence et de dignité humaine étant mis à mal.
La voie de la coexistence
Cette « stagnation civilisationnelle » nous contraint tous à une profonde réflexion afin d'élaborer une feuille de route pour une coexistence dans une paix durable. Nous croyons que la Terre est assez vaste pour tous et que vivre ensemble est le moyen le plus sûr de garantir la dignité humaine et d'éviter le destin funeste prédit par de nombreuses visions.
Pour parvenir à cette coexistence dans une paix et une harmonie durables, nous devons établir des règles et des principes fondamentaux, dont les plus importants sont :
Défendre la dignité humaine : par le biais de chartes internationales, des religions et des organisations de la société civile.
Respecter la valeur intrinsèque de chaque être humain : sans distinction de couleur, de religion ou d'origine ethnique.
Reconnaître la diversité et les différences : et rejeter l’idée de conflit et d’affrontement entre civilisations et ethnies.
Renforcer la solidarité mondiale : et soutenir les valeurs de l’action collective et les voies de la coopération humaine.
Croire en l’unité de l’humanité et en notre destin commun. Promouvoir le développement durable : en particulier dans les pays les plus pauvres et les plus instables (ou les moins stables).
Biographie
Laboratoire d'électronique, Photonique et Optronique LEPO (LEPO), Djillali liabes University,
Mohamed SAIDI
Mohamed SAIDI
moderateur
Biographie
Mohamed Saidi est un professeur et chercheur algérien à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines et Sociales de l’Université de Tlemcen. Il est directeur du laboratoire « Dialogue des Religions et des Civilisations dans le Bassin Méditerranéen » et a occupé auparavant la fonction de doyen de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (2010-2012). Titulaire de plusieurs diplômes en littérature arabe moderne et en anthropologie, obtenus notamment à l’Université de Tlemcen et à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, ses recherches s’inscrivent dans les domaines de la littérature, de l’anthropologie culturelle, des religions et des civilisations méditerranéennes. Il a également contribué à la formation doctorale en anthropologie et participé à plusieurs instances scientifiques nationales dans le domaine des sciences sociales et humaines.
Biographie
Chercheuse permanente au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle, spécialisée en littérature Arabe et roman.
Mohamed MEZIANE
Mohamed MEZIANE
conferencier
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Les défis de la construction d'une culture de la paix
Introduction à la coexistence pacifique et à la construction d'une culture de paix
Toutes les nations aspirent à atteindre des objectifs de développement qui garantissent la satisfaction des besoins de leurs citoyens et leur assurent une vie digne, caractérisée par la stabilité, l'harmonie et la sécurité. Réciproquement, toute société humaine est par nature interactive, fondée sur une interaction sociale continue et ses fluctuations, engendrant une diversité de comportements, positifs ou négatifs. Dans cette perspective, la coexistence pacifique apparaît comme un pilier fondamental, nécessitant le développement de comportements, d'attitudes et de valeurs spécifiques, capables d'établir et de consolider une culture de paix.
Axes de discussion (Objectifs de l'étude/de la présentation)
Cette présentation explore un ensemble d'axes clés, notamment :
Établir le concept : Une définition précise du concept de coexistence pacifique et une explication de son importance.
Analyse psychologique : Mise en lumière des dimensions et aspects psychologiques associés aux comportements agressifs.
Identification des défis : Analyse des principaux obstacles à l’instauration d’une culture de paix et leur classification selon les dimensions suivantes :
Éducative
Sociale
ÉconomiqueIntroduction à la coexistence pacifique et à la construction d'une culture de paix
Toutes les nations aspirent à atteindre des objectifs de développement qui garantissent la satisfaction des besoins de leurs citoyens et leur assurent une vie digne, caractérisée par la stabilité, l'harmonie et la sécurité. Réciproquement, toute société humaine est par nature interactive, fondée sur une interaction sociale continue et ses fluctuations, engendrant une diversité de comportements, positifs ou négatifs. Dans cette perspective, la coexistence pacifique apparaît comme un pilier fondamental, nécessitant le développement de comportements, d'attitudes et de valeurs spécifiques, capables d'établir et de consolider une culture de paix.
Axes de discussion (Objectifs de l'étude/de la présentation)
Cette présentation explore un ensemble d'axes clés, notamment :
Établir le concept : Une définition précise du concept de coexistence pacifique et une explication de son importance.
Analyse psychologique : Mise en lumière des dimensions et aspects psychologiques associés aux comportements agressifs.
Identification des défis : Analyse des principaux obstacles à l’instauration d’une culture de paix et leur classification selon les dimensions suivantes :
Éducative
Sociale
Économique
Politique
Politique
Biographie
Département de psychologie et de sciences de l'éducation, Université d'Oran 2.
Mustapha MEDJAHDI
conferencier
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Vivre en paix et citoyenneté mondiale : une lecture de textes et de rapports internationaux
Dimensions et concepts du « Vivre ensemble en paix »
Des expressions telles que « vivre ensemble en paix » ne sont plus de simples slogans diffusés dans des cercles religieux et philosophiques fermés ; elles sont devenues un pilier fondamental des dialogues et forums internationaux. Ce phénomène a coïncidé avec l’émergence d’autres concepts tout aussi importants, comme la « prévention de l’extrémisme violent » et la « citoyenneté mondiale », qui sont devenus des termes clés et essentiels dans la rédaction des textes et résolutions publiés par de grandes organisations internationales telles que les Nations Unies, l’UNESCO et d’autres.
Motifs de l’intérêt mondial pour ces concepts
Ce changement et l’intérêt international croissant ne sont pas apparus ex nihilo, mais plutôt comme une nécessité urgente d’établir une culture mondiale capable de faire face à trois menaces existentielles majeures :
Le terrorisme et l’extrémisme violent : Ce danger persistant fait des victimes depuis plus de trente ans. Le combattre ne peut réussir par des efforts individuels ou isolés, mais exige une coopération et une coordination internationales globales et intensives.
Le danger de nouvelles guerres mondiales : la possibilité de conflits internationaux dégénérant avec des armes sophistiquées capables de causer des destructions immenses, estimées bien supérieures à celles d’Hiroshima et de Nagasaki.
Le changement climatique : et ses répercussions négatives directes, qui pèsent désormais sur de nombreux aspects de la vie humaine et de l’environnement.
Objectif de la présentation :
Cette présentation vise à souligner l’importance actuelle de ces concepts et à observer le rôle crucial qu’ils ont joué au regard des données et des transformations que connaît notre monde.
Biographie
Chercheur et ancien président du Conseil scientifique du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC). Ses travaux de recherche s’articulent autour de la jeunesse et de son rapport à l'emploi, à la migration et aux technologies de l'information et de la communication (TIC). Il s'intéresse également au décrochage scolaire précoce ainsi qu'à la violence en milieu scolaire.
Walid LAGGOUNE
Walid LAGGOUNE
conferencier
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Fondements constitutionnels du vivre-ensemble en paix
« Vivre ensemble en paix » en société est en principe, une question qui semble aller de soi. Pour autant les expériences vécues par bon nombre de pays dont l’Algérie, ont révélé l’existence de contraintes et / ou de facteurs plus ou moins visibles plus ou moins violents qui perturbent l’harmonie d’une société, sa quête de paix, de tolérance et de solidarité.
La fonction des Constitutions dans l’Etat de droit consiste précisément à pacifier non seulement les conflits résultant du pluralisme politique, mais plus généralement de poser les normes de nature à permettre à la société d’accepeter et de vivre avec les différences de tous ordres qui existent en son sein.
Le propos s’attachera à mettre en relief les principes et normes constitutionnels qui sous-tendent le « vivre ensemble en paix » ainsi que les instruments et mécanismes de sa garantie notamment à travers les notions de citoyenneté et de liberté.
Biographie
Un auteur, juriste et professeur des universités algérien.
Lahouari BOUZIDI
Lahouari BOUZIDI
moderateur
Fouad NOUAR
moderateur
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Vivre ensemble en paix : une approche anthropologique d'un contexte local
Premièrement : Cadre général et problématique
Les crises récurrentes observées dans la région de Ghardaïa (avant et après l'indépendance) constituent un modèle structurel vivant illustrant comment certains contextes sociaux locaux peuvent engendrer des conflits périodiques en Algérie. Cette réalité complexe exige une recherche et une analyse des obstacles à la coexistence et à la reconnaissance mutuelle des différences.
Deuxièmement : Objectifs et thèmes de la présentation
Cette présentation s'appuie sur des données de terrain issues de projets de recherche centraux afin de mettre en lumière les principaux obstacles et défis affectant les relations entre société et communauté, selon trois axes principaux :
La perspective de la mémoire : Comment les contextes historiques et la mémoire collective contribuent à alimenter ou à contenir les crises.
Gouvernance régionale : Les mécanismes de gestion de l'espace géographique et local et leur impact sur les relations sociales.
Mariages mixtes : Le rôle des relations familiales et sociales réciproques dans la construction de cette réalité vécue.
Biographie
Fouad Nouar est un chercheur permanent au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) d’Oran, en Algérie. Il occupe le grade de Directeur de recherche et est rattaché à la Division de recherche « Anthropologie de l’éducation et systèmes de formation ». Spécialiste de l’anthropologie du travail, ses recherches s’inscrivent dans le domaine des sciences sociales. Ses travaux portent notamment sur les rapports au travail en Algérie, l’insertion socioprofessionnelle des jeunes diplômés, les questions liées à l’éducation et à la formation, ainsi que les dynamiques sociales et citoyennes dans la société algérienne. Il participe également à plusieurs projets de recherche consacrés aux transformations sociales, aux pratiques éducatives et aux enjeux contemporains de la société algérienne
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Vivre ensemble en paix : l'expérience de l'émir Abdelkader
Dans la tradition soufie, la charia est une voie menant à la source qui confère à l'humanité une dimension plus spirituelle et rend le culte plus efficace et profond. Cette idée, présente dans l'œuvre d'Émir Abdelkader al-Jazairi, place toutes les religions sur un pied d'égalité, permettant ainsi la coexistence et l'intégration des différentes confessions et ethnies. L'unité ici signifie une existence unique, où le monde entier est perçu comme une ombre de Dieu, ou, en termes soufis, une manifestation de Ses noms. Puisque Dieu manifeste Ses noms et attributs au monde entier – musulmans, chrétiens, juifs et, en réalité, toute l'humanité –, cette unité se reflète dans la perspective soufie.
Ces positions humanistes et leur vision particulière trouvent leurs fondements dans le soufisme, notamment dans ce que l'on appelle le soufisme philosophique, que l'on retrouve dans les œuvres d'Émir Abdelkader et du grand Cheikh Ibn Arabi. On y trouve la conception de l'humanité comme une manifestation des noms de Dieu, ce qui, en termes soufis, signifie qu'il n'y a pas de discrimination fondée sur la religion. La multiplicité des religions découle de la multiplicité des noms divins. L’utilisation, pour la première fois, du concept de « droits de l’homme » par l’émir Abdelkader témoigne de son attachement à l’islam et au soufisme, mais d’une manière singulière qui l’inscrit dans une perspective humaniste. Cette intervention abordera cette question au regard de la vision du prince sur l’humanité, la tolérance et la coexistence.
Biographie
Directeur de recherche au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) d’Oran (Algérie), il est titulaire d’un doctorat en philosophie. Ses travaux de recherche portent principalement sur le discours soufi et l’analyse des transformations culturelles et religieuses en Algérie, avec un intérêt particulier pour les questions éducatives ainsi que pour les contenus des disciplines scolaires relevant des sciences sociales et humaines. Il a dirigé et participé à plusieurs projets de recherche, notamment : un projet consacré à l’approche par compétences, ainsi qu’un Dictionnaire des manuels scolaires en sciences sociales et humaines (1963-2019). Il a également présenté de nombreuses communications scientifiques et publié plusieurs études, parmi lesquelles : « L’évolution des thématiques et des contenus de la philosophie dans l’enseignement secondaire », « La philosophie dans l’institution éducative et universitaire : état des lieux et problématiques», « Le discours de la citoyenneté en Algérie à travers les programmes et les manuels de philosophie », « La problématique de la culture algérienne entre unicité et pluralité » et « La compétence culturelle dans le manuel de philosophie du secondaire ».
Mustapha RADJAAI
Mustapha RADJAAI
intervenant
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Coexistence et patrimoine culturel religieux en Algérie
Cet article vise à présenter un modèle méthodologique pour définir et mesurer le concept de culture de la coexistence pacifique à travers ses multiples dimensions. Ce modèle s'appuie sur le patrimoine culturel religieux matériel et immatériel de l'Algérie, qui présente de nombreux indicateurs de ce concept. La dimension immatérielle de ce patrimoine, englobant les savoirs traditionnels, les valeurs et les pratiques socioculturelles transmis de génération en génération, notamment par les zawiyas soufies, démontre clairement que les zawiyas algériennes ont été les dépositaires et les transmetteurs d'une culture de la coexistence pacifique pendant des siècles, cette culture s'institutionnalisant progressivement à partir du XVe siècle. Le rôle des zawiyas dans la résolution des conflits, la réconciliation, le renforcement des liens sociaux, la diffusion des valeurs de solidarité, la protection des populations, la préservation de l'environnement et la propagation d'un islam modéré et inclusif, ainsi que d'un message de paix, témoigne, par des preuves historiques et anthropologiques, du rôle fondamental qu'a joué la zawiya, en tant qu'institution patrimoniale, dans la diffusion et le renforcement d'une culture de coexistence pacifique en Algérie, au Maghreb, en Afrique subsaharienne et dans plusieurs autres régions du monde. Ce document formule également des recommandations pour promouvoir cette culture de coexistence pacifique au sein des institutions d'enseignement supérieur et de recherche scientifique.
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Éducation à une culture du pluralisme et de l'amitié : Analyse de documents officiels du ministère de l'Éducation nationale
Résumé de l'article de recherche : L'éducation aux valeurs de la coexistence pacifique. Cet article de recherche vise à explorer et à analyser les valeurs de la coexistence pacifique, en se concentrant sur deux approches principales : l'établissement d'une culture du pluralisme et la promotion des valeurs d'amitié et de socialisation qui en découlent. Références et manuels utilisés dans l'étude : L'étude repose sur une analyse critique de documents pédagogiques, notamment : la Loi nationale d'orientation en matière d'éducation ; le Cadre stratégique 2030 ; le Répertoire général des programmes d'enseignement ; et les manuels d'éducation islamique pour le niveau secondaire (officiellement approuvés et classés comme documents semi-officiels). Objectifs de l'étude : Analyse conceptuelle : Déterminer dans quelle mesure les termes et expressions indiquant l'acceptation d'autrui sont utilisés dans les programmes d'enseignement. Définition des limites : Identifier l'espace disponible pour l'acceptation d'autrui et définir ses limites dans ces programmes. Conclusions préliminaires : Une première lecture des documents étudiés révèle que le discours éducatif officiel repose sur une dualité prudente qui oscille entre deux directions adjacentes : un discours ouvert et tolérant, qui soutient les valeurs de critique, de créativité et d’amitié, et encourage l’acceptation de la différence ; et un discours réservé (silencieux), qui tend à ignorer ou à passer sous silence certaines valeurs de pluralisme et de diversité.
Biographie
Directeur de recherche au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) d’Oran (Algérie), il est spécialisé en philosophie religieuse. Il a également exercé les fonctions de directeur du même centre (2017–2021) ainsi que de directeur de l’Institut national de recherche en éducation relevant du ministère de l’Éducation nationale (2016–2017). Il a en outre été expert en recherche dans le cadre du projet de transfert des connaissances auprès de l’Autorité de la culture et du patrimoine du Bahreïn (2014–2015). Ses travaux portent principalement sur le dis-cours religieux, la question éducative et la citoyenneté en Algérie. Il est l’auteur d’environ trente articles scientifiques publiés dans des revues internationales et algériennes, ainsi que dans des ouvrages collectifs, et a participé à plus de quatre-vingts colloques et séminaires nationaux et inter-nationaux. Il est membre et consultant au sein de plusieurs instances nationales et internationales, notamment le Conseil pour le développement de la recherche en Afrique (CODESRIA, Dakar – Sénégal), le Conseil arabe des sciences sociales et le Réseau international d’étude des sociétés arabes (Beyrouth – Liban).
Photos
La culture du vivre-ensemble en paix
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