Toponymie algérienne : toponymie de peuplement. Considérations géolinguistiques et anthropologiques

Type de projet : Projets d'établissement (PE)
Thématique : Toponymie et anthroponymie
Résumé

Les opérations en Algérie de dénomination et de redénomination des territoires des tribus, des fractions de tribus et de leurs lieux de peuplements sont des processus très peu étudiés. Pourtant, le simple regard porté au delà du présent, dans une perspective diachronique montre l’existence de processus dénominatifs et redénominatifs qu’il est intéressant d’étudier : y a-t-il eu changement, transformation des usages toponymiques et onomastiques dans la dénomination de l’espace de peuplement algérien ; transformation que l’écriture ne suffit pas à préserver face à la nature fluctuante de la parole (de l’oralité). Ces lieux de peuplement à base de : ouled, beni, aït doui, douar, etc., soumis à un processus tantôt violent, tantôt pacifique de redénomination, faisant peu ou prou fi des traditions onomastiques traditionnelles, ont consacré une recomposition et des restructurations spatiales et généalogiques, identitaires et identificatoires importants.
Dans le prolongement du Projet PNR « Toponymie : bilan et perspectives », la présente équipe mènera ses recherches dans deux directions :
- la première, vers une exploitation systématique, à partir de la base de données réalisée en partenariat avec l’INCT (Institut national de cartographie et de télédétection) réalisé par le Projet PNR suscité, des catégories onomastiques ayant trait à la toponymie de peuplement.
- La deuxième est centrée sur une répartition spatiale systématique des bases toponymiques (beni, douar, taddart, dar, etc.) et leur fréquence d’emploi.
A l’issue de cette recherche, l’on saura comment est structurée cette toponymie : quels sont les domaines sémantiques dominants ? Comment sont articulés du point morpho-lexical (formes simples, formes composées à 2, 3 ou 4 éléments) les toponymes de peuplement ? Quels types et nature de traitements ont réservé les logiques onomastiques coloniales à cette toponymie ? Quelle est la répartition spatiale de ces bases et quels enseignements de type anthropologiques peut-on en tirer ?

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