Oran et Mers-el-Kebir. Histoire de la ville et son port sous l’occupation espagnole ». A travers la traduction d’une série d’articles tirés de la Revue Africaine et publiés entre 1865 et 1936

Type de projet : Projets d'établissement (PE)
Thématique : Langues, expressions littéraire et artistique

Problématique

Dans la cathédrale de Tolède, on trouve sur les murs de sa chapelle Mozarabe, que l’une des trois peintures à l’huile exécutée par Jean de Bourgogne représente l’assaut d’Oran et fixe la prise de cette ville au 19 mai 1509. D’autres parts, tous les récits historiques donnent la conquête de Mers-el-Kebir comme antérieure de quatre années à celle d’Oran.

Les textes que nous avons choisis pour la traduction viennent nous raconter, sous forme d’une notice, les faits principaux qui signalèrent cette domination espagnole dans cette contrée de l’Algérie, pendant trois siècles. Ces récits ont été publiés par plusieurs auteurs orientalistes qui ont vécus une partie de ces évènements de cette occupation. C’est le fruit de leurs voyages accomplis depuis plusieurs années pour visiter ces lieux témoins du passée de cette partie de littorale nord-africain.

A travers ce projet, nous visons la singularité en choisissant de traduire des articles au lieu d’un ouvrage. L’ensemble de ces articles qui seront soumis à la traduction, sont des témoignages qui racontent un chapitre, et non le moins intéressant, de l’histoire des conquêtes espagnoles dans le Maghreb. Nous avons choisi, plus particulièrement, ces 6 articles qui constituent notre corpus, parce qu’ils ont beaucoup de points en commun :

1. ils sont tous publiés dans la Revue Africaine 2. ils sont écrits par des orientalistes ou des archivistes qui connaissent bien l’Algérie, d’ailleurs, 4 articles appartiennent à Adrien Berbrugger, l’un des fondateurs de la Revue Africaine et aussi un grand spécialiste de l’Algérie.Il a rendu à ce pays des services éminents comme journaliste, historien, archéologue et conservateur de la Bibliothèque Nationale d’Alger. 3. ils mettent en lumière l’histoire politique, militaire, voire sociale, économique et culturelle d’Oran l’espagnole. 4. les papiers de cette série nous apportent aussi des informations inédites sur l’histoire d’Oran et de Mers-el-Kebir en particulier. 5. Les auteurs de ces articles nous relient l’histoire d’importants évènements qui ont marqués Oran durant 3 siècles d’occupation espagnole. 6. Ces récits exposent les périodes de l’occupation espagnole comprises entre l’année 1505, date de la première conquête, jusqu’à l’année 1792, date de l’abandon définitif de ces deux lieux.

Notre travail est un résumé historique sur Oran et Mers-el-Kebir, emprunté aux écrivains les plus autorisés comme Diego Suarez Montanesn historiographe des rois d’Espagne jusqu’aux divers publications qui ont paru depuis cette époque. Il est impossible de se faire une idée sur la valeur du commerce d’Oran et de son port de Mers-el-Kebir sans consulter ces documents européens, ils sont beaucoup plus riches en renseignements sur le rôle économique d’Oran dans le Maghreb central.

Les renseignements sur la population de la ville d’Oran et son propre commerce, à cette époque, nous semblent se réduire sur peu de choses. Les voyageurs et géographes musulmans ont été trop discrets sur ces deux éléments, leurs informations sont souvent vagues sur l’œuvre urbains des maîtres d’Oran. Heureusement, les documents de source européenne nous fournissent toutes ces informations. Berbrugger écrit : « Ibn Hawqal, à la fin du X siècle, se contente de noter que c’est au port d’Oran que se fait le commerce avec l’Espagne, les navires y apportent les marchandises et s’en retournent chargés de blé. El Bikri n’y fait aucune allusion. Edrisi, au milieu du XII, est le premier à signaler que l’on trouve à Oran de grands bazars, beaucoup de fabriques, et que le commerce y est florissant ». Pour trouver un premier chiffre sur la population oranaise, il a fallu attendre Léon l’Africain pour savoir que la ville contenait environ 6000 feux (25000 habitants) au XVI siècle. Il nous parle aussi de ses édifices, murailles et hôpitaux.

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