Journée d'étude: Décrochage et déscolarisation. Facteurs déterminants et procédures institutionnelles d'accrochage.

Organisée par l'équipe de recherche : "Image de l’école et décrochage scolaire".

Le dimanche 07 février 2016 à 09h00.

(Au siège du CRASC).

Si l’expression « décrochage scolaire » est nouvelle en Algérie, le phénomène, lui, est ancien. Il est assimilé à de la « déperdition scolaire », question majeure de politique publique, ayant fait l’objet de nombreuses études, dont celle conduite par l’INRE en 2002 et à laquelle des chercheures du CRASC ont participé. L’analyse des données recueillies à l’époque mettaient en exergue le déterminisme des conditions socioéconomiques des familles ainsi que l’éloignement des établissements scolaires conjugué au manque de transport dans de nombreuses régions. Nous avons montré que la déperdition scolaire était avant tout un phénomène social.

           Depuis la mise en place de la réforme de 2003, les décideurs parlent, de réduire cette déperdition, de manière à « faire parvenir d'ici à 2015, 90% d'une cohorte de 1ère année primaire en 4ème année moyenne ». Les annonces de la Loi d'Orientation n°08- 04 du 23 janvier 2008, du Schéma directeur de développement sectoriel de l'éducation nationale à l’Horizon 2025 et du Plan de développement à moyen terme 2010-2014 du Ministère de l'Education Nationale, convergent toutes vers cet objectif. Il faut certainement noter qu’en 2014 aucun plan de prévention n’est encore préconisé par les décideurs. Certes, un dispositif de lutte contre l’absentéisme des enseignants a été, théoriquement, mis en place dès 2010 mais en ce qui concerne les élèves une pré-enquête, réalisée dans le cadre d’un projet PNR qui vient d’être clôturé, révèle de nombreuses disparités entre les établissements.  

Si la déperdition et/ou le décrochage sont coûteux au niveau de la perte d’investissement, ils le sont aussi en termes d’opportunités manquées pour l’individu et la société. L’étude menée au ministère de l’éducation nationale, par la Direction de l’évaluation et de la Prospective en 2012,   décrit l’évolution de la situation de la déperdition, à travers l’approche de l’évolution des abandons par année scolaire et par wilaya. Cette étude relève une disparité des taux moyens : 0,4% à Oran et 7,0% à Illizi dans le cycle Primaire et 5,2% à El Oued et 15,0% à Tindouf dans le cycle Moyen, à titre d’exemple.

           Nous sommes face à un problème complexe dont les déterminants sont nombreux et variables selon les personnes et les environnements. Décrochage et déperdition indiquent des réalités différentes et proches à la fois, c’est une façon de quitter l’école de manière provisoire ou permanente sans qu’il y ait nécessairement une relation de cause à effet. Il n’y a pas par ailleurs de consensus sur la définition du décrochage si l’on considère que c’est un processus qui lie des facteurs d’ordre scolaire, personnel, économique et social. Si pour l’institution éducative le décrochage n’est qu’une extension de l’absentéisme, pour la tutelle administrative il se distingue très peu de l’abandon.

     Nos principales questions sont de savoir :

- quels sont les facteurs déterminants du décrochage  au collège et au lycée?

- quelles sont les procédures institutionnelles mises en place pour le maintien des élèves de moins de seize ans à l’Ecole ?

-quels sont les logiques d’action et processus sociaux les plus observés dans (et hors de) l’institution éducative ?

 

Depuis la réforme de septembre 2003, selon les données du ministère de l’éducation nationale, les abandons ont diminué au Primaire mais restent élevés au Moyen. La réforme a entraîné un allègement des programmes, dit-on, et a apporté une modification de la pédagogie davantage centrée sur la réussite des apprentissages. Qu’en est-il au juste ?.

Le programme:

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