الرئيسيةAnnée 2016التحليل السياقي السوسيولغوي لمناطق حضرية. مقاربات إستطرادية و سوسيولغوية لمدينة مستغانم

التحليل السياقي السوسيولغوي لمناطق حضرية. مقاربات إستطرادية و سوسيولغوية لمدينة مستغانم

Du 01/01/2014

Au 31/12/2016

Chef de projet : CHACHOU Ibtissem

 

Membres de l’équipe :

BENSEKAT Malika

BENAZZOUZ Abdelnour

HADJARI Farid

 Problématique

Les traditions ainsi que les formes de citadinité au Maghreb sont anciennes. L’Algérie de par son emplacement dans une aire maghrébo-méditerranéenne où les brassages sont millénaires, a eu à abriter différentes occupations de ses espaces. A l’instar de la plupart des villes portuaires du Maghreb, Mostaganem a connu, tout au long de son histoire récente, une affluence de populations de provenances diverses, cette affluence a participé de la complexité et de la variété de sa composante sociologique. Appréhendée d’un point de vue sociolinguistique, cette hétérogénéité socioculturelle se manifeste, en milieu urbain, par le biais de la variation linguistique impliquant la coexistence de traits « citadins » et de traits « urbains » en ce qui concerne le parler urbain de Mostaganem (PUM) et parfois même de leur entrecroisement chez un même groupe de locuteurs. Des langues comme le français se donne également de plus en plus à lire à travers l’affichage public et plus particulièrement à travers la signalétique urbaine, la mise en mots du de l’espace et son appropriation ayant lieu par le recours à plusieurs langues et variétés de langue. Cette hétérogénéité se donne à saisir également à travers le discours où la territorialisation effective et/ou postulée des identités vise à la revendication/appropriation légitimante des espaces, notamment à l’intérieur de la ville. Elle, entre autres, est à l’œuvre dans le discours de certaines familles qui revendiquent des origines citadines et dans celui d’autres familles qui, elles, revendiquent une appartenance urbaine[1]. A cet effet, sont mobilisés dans leurs discours plusieurs thèmes itératifs qui font office d’arguments d’autorité pour se dire occupants légitimes du lieu, je cite : Les origines, le statut et/ou la classe sociale, les patronymes, les métiers, les procédés de l’auto-catégorisation et de l’hétéro-catégorisation, les attributs d’« ethnicisation »…etc.

Notre démarche vise à comprendre les mécanismes liés à la dynamique des négociations identitaires au sein de la composante sociale de la ville de Mostaganem : (L’hétéro-désignation et l’auto-désignation, marqueurs identitaires, individuation sociolinguistique) tout en privilégiant les approches micro-sociolinguistiques pour mieux rendre compte des réels complexes qui caractérisent le terrain mostaganémois/algérien. Il s’agit également de soumettre la diversité et la complexité des discours sur les identités socioculturelles à l’analyse pour les objetciviser, les relativiser et s’en distancier scientifiquement. Il nous semble nécessaire d’initier une autoréflexion à même de permettre de dépasser les crispations d’ordre socio-identitaires qui alimentent les appréhensions liées aux représentations de l’espace, de soi et de l’autre à l’intérieur de l’espace commun qu’est la ville. La connaissance du contexte ne pouvant se faire de façon efficiente que par le biais d’enquêtes de terrain, à partir d’autres terrains et à partir d’autres supports et indices sémiologiques pouvant attester de stratégies linguistiques et discursives mises à contribution dans le processus d’appropriation symbolique et/ou réel de l’espace de la ville.

A partir de ces données, nous envisageons de développer des réflexions liées à une socio-sémiotique de l’espace, de dégager ses spécificités et élargir le terrain d’investigation à d’autres espaces et villes dites dans la littérature sociologique algérienne « citadines » et mener des études comparatives en parallèle. Les villes pouvant servir de terrain de comparaison seraient Constantine et Bejaia, la complexité des urbanités sociolinguistiques les caractérisant est à l’origine de ce choix.

[1] Il importe de signaler que les citadinités au Maghreb sont complexes et qu’elles recouvrent des appartenances multiples, et ce en fonction de l’histoire propre à chaque ville citadine : une citadinité pré-ottomane dont les familles se réclament d’une origine chérifienne. Ces dits citadins sont issus des familles d’origine almoravide, les premières familles installées en ville au Moyen-âge sous les royaumes berbères musulmans : almoravide et mérinide). Il existe également une citadinité turque, andalouse et juive. Si les deux premières revendiquent de moins en moins ostentatoirement leur origine, les familles juives de Mostaganem la taisent. Mis à part les familles turques qui se disent [hdar] « citadins », tous les autres se disent [ulâd blâd], c’est-à-dire « Les vrais habitants de la ville », d’autres appellations sont également employées pour catégoriser les occupants de la ville en fonction de divers paramètres de stratification.

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